Le Français aborde le Grand Prix du Brésil avec une approche méthodique.
À Goiania, une nouveauté pour l'ensemble du plateau, Johann Zarco espère retrouver des sensations après un week-end thaïlandais plutôt frustrant. Le profil du circuit suscite la curiosité : « Je m’attendais à un meilleur équilibre droite-gauche. Et en analysant bien, il y aura quand même une vraie différence entre les virages à droite et à gauche. Quand on dit "petit circuit", on pense au Sachsenring, mais le tracé est vraiment différent. Je trouve qu’il y a un meilleur équilibre droite-gauche, quand même, comparé au Sachsenring. Donc de ce côté, je pense que ce sera un bon circuit. Ce n’est pas une piste très difficile. Et pour moi, le fait que ce ne soit pas vraiment un circuit de type "stop-and-go" est intéressant. Je me dis que ça peut correspondre à mon style. C’est vrai que je ne suis pas très fort sur les circuits stop-and-go, et souvent ça me pose des problèmes. »
Pour mémoriser ce nouveau terrain de jeu, Zarco a eu recours à une méthode d'apprentissage plutôt originale : « Moi, c’était du onboard, des courses en 1000 et 600. En fait, j’ai vite appris le circuit, parce qu’il ne m’a pas semblé compliqué, pas beaucoup de virages. Un data engineer brésilien m’a écrit sur Instagram en me partageant des vidéos YouTube que j’aurais pu trouver moi-même, mais comme il avait fait la démarche, c’était sympa. J’ai regardé ça un matin, et j’avais déjà mémorisé. Et hier, j’ai fait 11 tours en vélo. J’ai l’impression d’être prêt. »
Les réglages comme à Buriram
Côté technique, l'Azuréen repart de la base utilisée lors de la dernière course : « Avec les caractéristiques du circuit, on sait qu’on peut essayer de faire tourner un peu plus la moto, et peut-être dégrader le freinage, parce qu’ici, on freine moins qu’en Thaïlande. En géométrie, on a quasiment deux motos identiques, mais on a déjà deux boîtes de vitesses différentes pour choisir : est-ce qu’on préfère les rapports un ou deux un peu plus longs ou plus courts ? Et on teste aussi des longueurs de bras oscillant différentes. En fonction de ce que j’aime, on a vite des indications pour orienter le travail. »