Pedro Acosta filait vers sa première victoire quand il a chuté à trois tours de l'arrivée du Sprint.
Pas de langue de bois chez Acosta. « Le rythme était vraiment bon, je roulais dans un très bon état d'esprit. Je vérifiais juste sur le tableau de bord le nombre de tours restants, pour voir où j'en étais avec l'essence, et j'ai tout gâché. C'est tout. J'ai perdu mon point de freinage. Mauvais moment pour regarder. »
Et d'ajouter : « À trois tours de la fin, avec trois secondes d'avance, c'était le moment où je relâchais un peu pour ne pas prendre de risque. Et c'est le moment où j'ai perdu un peu de concentration. Demain, si je suis dans la même position, c'est sûr, je ne relâcherai pas. »
Sauver la chute ? Impossible à cette vitesse, jure-t-il. « Même couper le virage aurait été difficile. Et mon erreur n'était pas si grosse par rapport à la vitesse que j'emmenais. C'était un gâchis de ma part. » Reparti hors des points, il a préféré rentrer : « J'étais lent, il fallait remettre le pneu en température. Pas nécessaire de prendre le moindre risque. »
Sa propre échappée l'a d'ailleurs surpris. « J'étais étonné d'être aussi rapide au début, c'est normalement là que je souffre le plus. Eux avaient leur propre bagarre, moi je traçais ma route. » Le tassage de Marquez sur Martin au départ ? Il hausse les épaules : « Ils se battent pour quelque chose d'aussi gros qu'un titre mondial. C'est normal. »
Pour dimanche, rien ne change. « Zéro. Je n'ai rien à perdre, et c'est le moment où je montre le plus de vitesse avec des résultats constants. Même approche. » Avec un avertissement pour la concurrence : « L'Autriche, c'est typiquement le genre de course qui change beaucoup entre le Sprint et la course principale. La gestion des pneus et la consommation d'essence joueront un grand rôle. »