Après deux Long Laps, Johann Zarco a terminé 15e du Grand Prix d'Aragon dimanche après une scène improbable : Pecco Bagnaia chutant sous ses yeux, en pleine pénalité.
La sanction de Barcelone soldée, Johann Zarco repart d'Aragon avec un point et une sacrée anecdote. Bien parti, « j'ai un peu mieux freiné qu'hier ». Le pilote LCR a d'abord cédé une position dans un contact avec Miller, avant de purger sa double pénalité. C'est là que la course a basculé dans l'improbable. « Incroyable : sur le premier long lap, je tombe sur Pecco qui chute. Je le vois glisser, son corps s'arrête au milieu des deux lignes. Ce n'était pas dangereux, mais j'ai fait attention, j'ai coupé pour l'éviter. » Bilan : plus de trois secondes perdues sur le premier passage, deux sur le second.
La remontée a vite trouvé ses limites. « Tout le monde roulait vite, même derrière ça tournait en petit 1'48. À chaque fois que je me rapprochais, je reperdais quelques dixièmes. Il faut donner beaucoup d'énergie pour rester collé et réussir à passer. » Aidé par les déboires de certains, le Français a fini par accrocher Marini dans son viseur, sans pouvoir le déborder. « Le point de la 15e place, c'est juste ce qu'il faut. »
Physiquement, la jambe a tenu les 23 tours, avec une simple alerte de crampe dans les deux derniers. « C'est le haut du corps qui me limite pour tourner à gauche, au niveau de l'épaule et du bras gauches. Un petit déficit qui était là avant ma blessure. » Le bilan du retour reste largement positif avant Misano, que Zarco veut aborder « en restant malin », convaincu qu'« il y a moyen de faire de très bonnes choses jusqu'à la fin de la saison ».