Marquez :« Un circuit que j'adore, mais je n'y ai pas gagné ces quatre dernières années »
Champion du monde en titre, Marc Marquez aborde le Grand Prix des Amériques sur la pointe des pieds. Bien qu’il retrouve l’un de ses tracés fétiches, l’Espagnol avoue ne pas encore être à 100 %.
Si la vitesse pure est présente en qualification et lors des Sprints, la gestion de la course longue reste le gros point noir de ce début de saison. La moto demande encore trop d’efforts physiques pour tenir le rythme. « L’an dernier, nous avions entamé le championnat dans une bien meilleure forme, reconnaît-il. Petit à petit, le feeling s’améliore. Austin correspond normalement bien à mon style, mais les deux premiers secteurs sont très exigeants. La clé, c’est d’être plus constant. La vitesse est là, mais je dois trouver le moyen d’enchaîner les chronos de manière plus facile et naturelle. J’étais loin en Thaïlande, un peu plus proche au Brésil. L’objectif est vraiment de trouver de la régularité sur la distance de la course. »
Stopper l’ouragan Bezzecchi
Malgré son palmarès sans appel au Texas, Marquez rappelle qu’il n’y a plus gagné depuis quatre éditions. Et cette année, le grand favori ne pilote pas une Ducati rouge, mais une Aprilia. « C’est un circuit que j’adore, mais je n’y ai pas gagné ces quatre dernières années. Je dois bien analyser mes erreurs passées, admet-il. Marco arrive avec quatre victoires de suite, il mène le championnat, c’est lui le favori. Il est le pilote le plus rapide en ce moment (…). »
Certains observateurs tentent déjà le parallèle avec la saison 2017, où Maverick Viñales était arrivé dominant à Austin avant de chuter en course et de relancer Marquez vers le titre. « Chaque course est importante, et quand un pilote gagne aussi facilement qu’en Thaïlande ou au Brésil, c’est difficile de l’arrêter. Pour ce qui est de la comparaison avec 2017, j’étais dans une tout autre forme physique à l’époque. Aujourd’hui, je dois simplement me montrer patient. »