Après sa chute lors du Sprint, Johann Zarco a rectifié le tir dimanche. Neuvième sous le drapeau à damier, il termine premier représentant du clan Honda.
L’état de l’asphalte brésilien a donné quelques sueurs froides avant même l’extinction des feux à Johann Zarco avant de se stabiliser. « Pendant le tour de chauffe, j’ai été surpris par la dégradation de la piste. J’ai dû couper parce que je me prenais des déchets. En course, ça ne m’a pas autant dérangé. Peut-être qu’on avait fait le gros nettoyage. »
S’il n’a pas trouvé de solution miracle pour tomber les chronos, le Français a gagné en régularité en évitant de brusquer sa moto. Il pose un regard très clair sur les forces et les faiblesses de sa machine. « Je suis content, ça fait du bien, dit-il. On n’a pas énormément gagné en vitesse, mais ça permet de mieux répéter les tours et de moins mettre la moto en crise. […] On ne peut pas trop se plaindre de l’accélération, nous ne sommes pas si mal. En revanche, la vitesse de pointe, c’est autre chose. Tu peux à peine rester dans l’aspiration des Ducati et des Aprilia. Mais on va quand même plus vite que les Yamaha. »
Le déficit se creuse surtout à l’amorce des virages. « On manque encore d’aisance pour entrer dans le virage. Même en comparaison d’Aldeguer, à la fin, j’ai l’impression qu’il va manquer le virage, il gagne des mètres et il les conserve… donc il y arrive quand même. »
Ce rebond s’explique aussi par un gros travail d’analyse nocturne et la communication avec ses ingénieurs, notamment sur le problème d’usure des gommes rencontré samedi. « J’ai bien réfléchi cette nuit, je suis allé leur parler ce matin. De leur côté, ils avaient cogité sur l’usure du pneu avant d’hier. Et on s’est retrouvés là-dessus. Il vaut mieux ne pas trop en dire, mais être précis sur ce dont tu as besoin. Je cherche vraiment à comprendre comment diriger la moto par la technique plutôt que par la force. Même si le circuit suivant est différent, je pense que ce retour d’information sera utile. »