Massimo Rivola n'a pas boudé son plaisir après le podium 100 % Aprilia signé à Silverstone. Le patron d'Aprilia Racing salue la victoire de Raul Fernandez et le courage d'un Marco Bezzecchi diminué.
Le dirigeant italien a d'abord tenu à saluer les performance du team Trackhouse. « Super content pour Trackhouse, pour Justin en particulier, et content qu'il soit sur le podium parce qu'il assiste à très peu de courses », explique-t-il, avant d'ajouter une note personnelle sur le vainqueur du jour : « Super content pour Raul, parce que c'est moi qui voulais Raul chez Aprilia. »
Le week-end restera dans les archives de la marque de Noale. « C'est sympa d'écrire des pages d'histoire, puisque c'est notre premier week-end avec les Aprilia sur le podium les deux jours », relève Rivola, qui explique aussi cette domination aux caractéristiques du tracé. « Surtout les virages rapides. Je pense qu'on a un avantage côté aéro, et plus tu vas vite en courbe, plus l'aéro travaille. »
Après un mois compliqué, le soulagement est bien là. « La deuxième partie de saison sera dure de toute façon. Commencer par un bon résultat aide, c'est certain. » Selon lui, la clé se situe ailleurs. « Ce qui compte le plus, c'est l'état physique des pilotes, et on commence enfin à avoir un Jorge en forme. » Il réserve d'ailleurs son admiration à Bezzecchi, qui montait sur le podium trois semaines après son opération de la clavicule. « Quand tu vois un pilote qui a du mal à marcher le matin et qui fait une course pareille, tu imagines la taille de son cœur. L'an dernier c'était Jorge, cette année c'est Marco. Je suis vraiment stupéfait de ce que Marco a fait aujourd'hui. »
Interrogé sur le rapport de force avec Ducati, Rivola préfère créditer ses ingénieurs. « Il y a des pistes qui conviennent davantage à notre moto, d'autres à Ducati, d'autres à certains pilotes. On est très proches, et être à ce niveau est une belle récompense pour les gars de l'usine de Noale, parce que l'écart était plus grand avant. Ce qui fait la différence, c'est de travailler ensemble et de croire qu'on peut y arriver. »
Reste la question de la répartition des moyens entre la 1000 actuelle et la future 850. « On verra course par course, même si ce que tu décides maintenant ne s'applique pas à la course suivante, ça prend du temps », détaille-t-il, se disant confiant sur la compétitivité de la marque cette saison comme la prochaine.