En s'imposant, Marc Marquez a décroché le 75e succès en MotoGP. L'Espagnol a dû s'employer pour faire plier Francesco Bagnaia et résister au retour d'Ai Ogura. Relancé dans la course au titre, il revient de très loin.
Il ne l'attendait pas. « L'objectif très optimiste aujourd'hui, c'était le podium, » reconnaît d'emblée le champion du monde. S'il se savait dans le même rythme que Bagnaia, il voyait Fabio Di Giannantonio et Ai Ogura un cran au-dessus.
Il a donc fallu attaquer fort dès l'extinction des feux. Longtemps coincé dans la roue arrière de Bagnaia, Marquez a dû taper dans sa gomme pour trouver l'ouverture. « J'ai pris beaucoup de risques pour doubler Pecco. J'ai usé le pneu un peu trop au début, mais quand j'ai réussi, j'étais plus rapide. »
Voyant Ai Ogura fondre sur lui, le pilote espagnol a dû puiser dans ses réserves, conscient du danger de se retrouver enfermé. « Être derrière deux pilotes est plus compliqué pour le pneu avant, explique-t-il. J'étais effrayé par Ogura. Je sais à quel point il est fort dans les derniers tours. Même dans la dernière chicane j'attaquais, je n'avais aucune confiance avec lui derrière. »
Ce 75e triomphe change la donne au classement général. Pointé à seulement 40 longueurs de la tête, Marquez redevient un sérieux client à sa propre succession sur le trône. « J'étais complètement terminé, lâche-t-il. Surtout avant le Mugello quand j'étais à l'hôpital. Quand tu perds deux courses, Le Mans et la Catalogne... J'étais sur la moto en Italie et c'était terminé. Je ne sais pas pourquoi, mais maintenant je suis derrière les tops pilotes. »
Marquez veut d'abord garder la tête froide à Assen, un circuit où il admet historiquement galérer, même en pleine possession de ses moyens. L'idée est de comprendre sa machine sur le tracé néerlandais puis au Sachsenring, pour ensuite basculer en « mode attaque ».