« Une vis venait toucher le nerf radial », Marquez dévoile l'origine de son calvaire
Après sa violente chute lors du Sprint au Mans, le pilote espagnol a révélé l'ampleur de ses problèmes physiques.
Le mal était en fait plus profond pour Marc Marquez : une vis endommagée dans son épaule droite comprimait un nerf à chaque fois qu'il montait sur sa Ducati. Si l'Espagnol souffre d'une fracture au pied suite à sa chute durant le Sprint, il a aussi clarifié le mystère entourant sa baisse de régime.
Marquez a confirmé que son épaule droite devait, de toute façon, être opérée après le prochain Grand Prix de Catalogne. La douleur, absente à l'entraînement, devenait insupportable en week-end de course. « J’ai compris que quelque chose n’allait pas, a-t-il confié au micro de motogp.com. Je suis allé voir les médecins et je leur ai dit : 'Il se passe quelque chose, parce que chez moi, je me sens bien. Je fais du motocross, tout va bien. Mais dès que j’arrive ici, sur une MotoGP, j’ai le bras droit complètement détruit.' (...) Après une analyse approfondie, ils ont compris qu’après la chute en Indonésie, tout avait été réparé. Mais il y avait une autre blessure : une vis était cassée et une autre était tordue. Celle qui était cassée avait une position légèrement différente, et du coup, en position sur la MotoGP, cette vis venait toucher le nerf radial. »
Toujours capable d'être rapide, il perdait subitement la maîtrise de sa moto sans la moindre explication technique. « C’est pour ça que, parfois, j’étais rapide, dit-il. Je ne sais pas comment ni pourquoi. Mais je n’étais pas constant, et j’ai fait des chutes étranges. Et c’est aussi pour ça que ce week-end, j’ai été particulièrement prudent, pour essayer de survivre. Mais voilà… le corps ne suit pas ce que je veux faire. Nous allons tout faire en une seule fois. Pour l'épaule, il s'agit simplement d'ouvrir et de retirer cette vis. Le délai devrait être court. »
Compte tenu de tout ça, ses ambitions pour le titre mondial étaient, en réalité, déjà revues à la baisse depuis un moment. « Je vous l’ai déjà dit : je n’étais pas prêt à me battre pour le championnat, ajoute-t-il. Je le savais. Je n’ai rien dit parce que je n’aime pas me plaindre. Comme je l’ai montré aujourd’hui en Q1, je peux être rapide, parce que je sais comment piloter cette moto. Mais comme on l’a aussi vu aujourd’hui, je peux faire des erreurs stupides sans comprendre pourquoi. »